Richard Walters | The Animal (UK)
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Faut-il le considérer comme un songwriter britannique de plus ? Richard Walters, tout juste âgé de 26 ans, arpente les scènes depuis plus de 11 ans. Et ces trois dernières années, entre torpeurs amoureuses et rencontres fructueuses, il a donné naissance à son premier album « The Animal » produit par Guy Sigsworth (Madonna, Bjork) et David Kosten (Bat For Lashes, Faultline). |
Multi-instrumentiste, il joue la quasi-totalité des instruments présents sur l'album. Omniprésence de la guitare et du piano, voix à fleur de peau, l'univers de Walters rappelle celui d'un Damien Rice.
Souvenez-vous, vous passager lors de longs déplacements de nuit où la buée accrochait les vitres trop froides pour y poser la tête, de cet état léthargique qui vous a rendu moribond ; de substantielles réminiscences, on se laisse aller dans les bras décharnés de cette voix qui palpite.
On y décèle une proximité avec les indolentes mélodies et sonorités en relief propres à Tom McRae, celles qui rendent la musique impalpable (Brittle Bones), Walters s'applique malgré tout à ne copier personne. Son arme imparable : endosser des rôles qu'aucun gentleman n'oserait interpréter. Se transformant tour à tour en époux malfaisant “the crack of your bones, stage blood that you throw... Relax your back (…) close your eyes...†( The Animal ), plus communément en artiste abusant de diverses drogues jusqu'à la crise (paroles autobiographiques), puis en amoureux transi et inéluctablement déçu.
Walters se dépeint sans pudeur à travers ce premier album tout en finesse où force (The Animal), faiblesse et grace (American Stitches) dévoilent un artiste complet maniant aussi bien les boucles minimalistes (We have your head) que les arrangements plus sophistiqués.
Vailloline, le 23/10/09.