19/11/09 au Colisée de Roubaix
Une fois n'est pas coutume, Vailloline s'est rendu ce jeudi 19 novembre au Colisée de Roubaix pour voir la super-production Pink Martini. Dans ses recherches approfondies, Vailloline découvre en fait que Pink Martini signifie Martini Rose (ou Rosé selon quelques spécialistes). Stupéfait, il aura fallu 12 ans pour que Vailloline se pose enfin LA bonne question.
En retard et peu enclin à fréquenter les salles flirtant avec le show-business pailleté, Vailloline se voit contraint de regarder le concert sur strapontin en fond de salle. Première remarque, le son y est remarquable. Même pas besoin de bouchons !
La salle est grande voire impressionnante, une quinzaine de musiciens sont tout aussi endimanchés que les deux milliers de spectateurs. On notera l'incroyable charisme de trois d'entre eux. La belle China Forbes, évidemment, le chef d'orchestre, Thomas, pianiste peroxydé de son état, et tourné vers ses musiciens pendant qu'ils jouent. Et enfin, le trompettiste, Gavin, défiant le tromboniste dans des battles cuivrées sans concession. Tous les autres forment un groupe extrêmement accompli, des musiciens rodés, trop peut-être.
Généreux, ils offrent dès la troisième chanson, le mytique titre « Sympathique ». Peu habitué aux us de tels spectacles, je découvre qu'assez rapidement vient l'entracte, pas le temps d'apprécier les efforts de langue de Thomas, capable de plaisanter en français alors qu'il n'en connait pas un mot (ou presque). Seul groupe, à ma connaissance, puisant leur inspiration à la fois chez Schubert, Gloria Gaynor et les musiques hispaniques (And then you're gone - et chez les nombreux amants de la chanteuse).
Pause.
½ heure plus tard.
Amado mio. Magistral.
Et puis China s'élève, fait de longues volutes vocales qui s'éteignent de manière apaisée, maîtrisée. Ses bras aussi s'élèvent et se tortillent. Du bout de la salle, -l'image n'est pas flatteuse mais ce n'est qu'une impression de l'instant- c'est une véritable pieuvre qui anime ses membres et envoûte l'auditoire.
Kyrielle de standards ou d'œuvres world, « Piensa en mi » par exemple, qui nous replonge directement dans les plus grands films espagnols. Difficile toutefois de succéder à Luz Casal.
Le pianiste se lève et danse de manière suggestive, assurément. Chachacha.
Puis le concert se ponctue par Syrracuse et enfin Brasil capable de fédérer une salle enfin debout mais conquise depuis le début. Un bon concert, une bonne soirée.