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Get Well Soon - Aéronef (Lille) - 07/05/09

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Né en l'an de grâce 1982, Konstantin Gropper a été doté par ses marraines d'un don inné pour la composition musicale. 25 ans plus tard, il sort son premier album « Rest Now, Weary Head ! You will get well soon » sous le nom de Get Well Soon.

Ce jeudi soir, au sein du club de l'Aéronef à Lille (capacité 200 places environ), Get Well Soon donne son premier concert lillois, accompagné pour la dernière fois des Sud Africains de Dear Reader. Un trio de multi-instrumentistes bien trempé avec pour leadeuse une chanteuse à la voix lumineuse qui s'évente (comprendre avec un joli filet d'air). Timbre proche d'une Pascale Picard exalté par le songwritting South African mis en relief par des boucles de sa propre voix et de celle de son jeune batteur hyper-actif et hyper-appliqué. On peut y voir l'acid-jazz-country des Shivaree et autant de tendresse que peuvent apporter les cordes de la Tropa. Un univers approprié, une découverte assurément !

Puis, Get Well Soon entre sur scène. La figure poupine, Konstantin entonne les premières notes de son prélude avec pour anaphore « Get Well Soon ». Un leitmotiv qui ne fait pas mal. Sagement, poliment, il déroule ses mots comme des tapis rouges de velours. Empruntant les vibratos de Rufus Wainwright ou bien encore la tonalité grave de Win Butler. Une trompette, un violon, de l'accordéon, un clavier, on est loin de la folie d'Arcade Fire. Proche de la paisibilité des Radiohead, le combo n'évince pourtant pas les compositions épisodiquement rythmées par les sonorités synchrones du cuivre et du violon maîtrisé par une ballerine sortie tout droit d'une boîte à musique. Le clavier façon glockenspiel conforte cette impression.

Un concert intime qui a vu défiler les tubes en puissance de l'Allemand et agrémenté de la présence des Dear Reader en guise de fête de fin de tournée commune. Un moment rare et intense.



Vailloline, le 10/05/09.