Alan Corbel en première partie de Miossec au Splendid de Lille.
La salle du Splendid à Lille, rouge comme des entrailles, est bondée à en devenir étouffante. Il est 20h00 ce mercredi 28 octobre 2009, il fait déjà nuit depuis 2h00 et les voitures circulent sur les voies à proximité de cette salle mythique. Le coin fumeur est pris d'assaut ; ils attendent Miossec impatiemment (serait-ce une anacoluthe ?)
A l'intérieur, juste la place pour se faufiler derrière les banquettes, loin de la scène tout en l'embrassant du regard. Une voix juvénile s'élève et prend son temps. Celle d'Alan Corbel. Jeune musicien rennais au folk timoré mâtiné d'un blues urbain.
Seul sur scène avec pour seule compagne, sa guitare. Il joue avec le temps, s'amuse des conditions et installe l'atmosphère. Ne rentrant jamais dans le vif du sujet, loin de vouloir déverser une musique incisive, Alan amène chacun de ses titres à une progression inattendue. Il boucle certains riffs et n'hésite pas à jouer l'homme orchestre jusqu'à la dématérialisation.
Souvent comparé à Jeff Buckley, le maître du genre, ou bien encore à Elliot Smith, il doit pourtant sa naissance en tant que musicien à cette rencontre si particulière pour lui. Celle de Soazig le Lay, violoncelliste avec laquelle il a joué dans le duo Mégalux.
Invité par Miossec pour assurer ses premières parties nationales, Alan Corbel est bien parti pour voler de ses propres ailes.