OUÏR L’INOUÏ

Concert pédagogique et familial à partir de 6 ans

Le propos du spectacle
Ce spectacle tout public (À partir de 6 ans) propose de créer en direct et avec les spectateurs un morceau de musique inédit à partir de sons n’existant pas encore.
Ces sons seront « fabriqués » sous les yeux (et les oreilles) des spectateurs par deux musiciens-ingénieurs du son : l’un, un professeur hurluberlu qui ambitionne de donner une conférence, l’autre, un savant mi-taciturne, mi-trublion, qui préfèrerait simplement faire un concert de pop et y jouer de la basse.

Tous les sons qui constitueront le morceau final proviendront de la source sonore que constitue le public (voix parlées ou chantées, chuchotements, rires, clameurs, bruits de peaux, de vêtements, claquements divers, bruits incongrus…). Ces sons pourront également être produits par des mouvements -captés par une kinect- ou des images, transformés en sons. Ils seront alors traités selon divers procédés électroacoustiques afin d’en extraire des textures sonores et musicales (matériaux mélodique, rythmique, et harmonique).

Tous les processus de traitement donneront lieu à des scènes mêlant magie sonore, théâtre, vidéo, le tout avec une dimension didactique, spectaculaire, et drôle.

Le spectacle, d’une heure, se terminera par l’écoute (active) du morceau construit tous ensemble, où chacun pourra chercher à retrouver dans les différentes strates les sons dont ils ont suivi la fabrication. Et le savant trublion pourra enfin jouer de la basse ! Une vidéo générée par la musique à partir d’une photo prise durant le spectacle sera en outre projetée sur l’écran.

Selon le public et notamment la tranche d’âge, le morceau pourra prendre toute forme d’esthétique, depuis la berceuse douce, mélodique et aérée jusqu’à des morceaux s’apparentant davantage au hip-hop ou au rock, en passant par des musiques « de climat ».

Les deux personnages 
Le professeur hurluberlu : interprété par Jean-Christophe CHENEVAL, il sera l’animateur du spectacle. Sa principale préoccupation est de transmettre au public sa fascination et sa passion pour le son, à l’aide de son paper board et d’un écran vidéo, au travers de petites expériences didactiques (analogie image / son, découverte de la chaîne électroacoustique, depuis le son acoustique jusqu’à sa diffusion après traitements, …). Muni d’un micro HF, il ira glaner dans le public les sons qui constitueront la matière sonore du spectacle.
Le savant mi-taciturne, mi-trublion : interprété par Olivier LAUTEM, il sera le « cuisinier » des sons. Il récupèrera en direct tous les sons glanés par son acolyte, et les transformera (radicalement !) en temps réel, à l’aide de son ordinateur ainsi que d’instruments étranges répondant à ses gestes. Mais sa préoccupation principale reste de jouer de la basse, et plutôt de la basse pop que de la musique électroacoustique. Dès qu’il a 2 minutes, il la prend en main et joue une entêtante ligne de basse -aussitôt interrompue par le professeur-.

L’envers du décor
Le spectacle sera construit autour d’un synopsis détaillé, où chaque étape sera temporalisée. Un canevas malléable aura en effet été construit à l’aide d’outils informatiques. Un des objets de la représentation sera de nourrir ce canevas d’échantillons sonores.
Au-delà de la dimension inouïe des sons -ils n’existaient pas avant-, de nombreux paramètres participeront à rendre chaque spectacle absolument unique, comme le tempo, l’espace, et certains choix musicaux qui seront déterminés par le public (à l’applaudimètre ou à main levée).

L’espace scénique / acoustique
Deux versions de ce spectacle seront proposées :
l’une à destinations des salles équipées (SMAC, centres culturels, salles de spectacles au sens large).
l’une autonome, à destination des écoles, médiathèques, salles non équipées (jauge limitée à 90 spectateurs)
La différence essentielle, outre la lumière, réside dans le dispositif de diffusion sonore.

Exemples vidéos de manipulation du son par le geste

Exemple de transformation du son

Planning de création

Avril à juin 2018 : écriture / créations d’objets informatiques

A partir de janvier 2019 : 4 résidences d’une semaine (5 à 6 jours) sont prévues :

résidence 1 « labo », chez Art Zoyd : recherche d’un vocabulaire, d’une syntaxe, premières ébauches de canevas. Présence d’un RIM (*) le dernier jour afin de préparer les outils manquants (février 2018)

résidence 2 « mise en oeuvre », chez Art Zoyd. Présence d’un RIM les deux premiers jours. Exploitation des outils électroacoustiques créés, et mise en situation (avril 2019)

résidence 3 « mise en scène » au plateau (chez une scène partenaire) : écriture, mise en scène / en espace (juin 2019).

résidence 4 « finalisation et création » (chez une scène partenaire) : création lumière, mise en œuvre de la scénographie, des costumes (octobre 2019).

novembre 2019 : création

Nos partenaires

Production : Vailloline
Avec l’aide d’Art Zoyd Studios Valenciennes – Rim Oudom Southammavong